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Édition Sud de l’Aisne

Aisne109 jeunes récompensés

Quelques semaines après la rentrée, 109 jeunes accompagnés par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance étaient à l’honneur d’une cérémonie conviviale valorisant leurs réussites scolaires ou professionnelles…« C’est important qu’on puisse être félicités de notre travail, je suis très contente d’être là aujourd’hui » s’enthousiasme Axellane, 18 ans, jeune bachelière. Obtention du Brevet, du Bac, d’un CAP, du permis de conduire, d’un beau classement à un concours… En reconnaissance de leur engagement, de leur détermination et de leur parcours scolaire et/ou professionnel, le Département a accueilli 109 jeunes du territoire pour leur remettre un diplôme et célébrer leur réussite.
Pierre-Jean Verzelen, président du Département, et Thomas Dudebout, vice-président aux politiques jeunesse, famille et protection de l’enfance, ont remis à chacun un diplôme témoignant de la fierté et de la confiance que l’Aisne place en l’avenir de sa jeunesse.
« Offrir à nos jeunes de l’ASE les meilleures conditions de vie et encourager leur sens de l’effort tout en les récompensant, c’est notre ambition, c’est aussi le sens de cet événement aujourd’hui. Un événement pour lequel vous - les jeunes - êtes la raison d’être de cette mise à l’honneur. Toutes mes félicitations à vous ! » a déclaré Pierre-Jean Verzelen devant les jeunes réunis pour cette toute première cérémonie. Thomas Dudebout appuie en ce sens : « Nos institutions républicaines reposent et doivent continuer à reposer sur la méritocratie : si vous fournissez des efforts, vous devez en être récompensés. Mettre à l’honneur des jeunes, symboliquement, cela participe de la confiance qu’on leur donne et de l’estime dont on leur témoigne. Pour les jeunes, c’est important ».
Après cette remise de diplômes au sein de la salle des délibérations, les élus départementaux, les accompagnants et les lauréats ont pu passer un moment convivial et échanger sur leur parcours et leur avenir.

Nos communesFère-en-Tardenois
Camille Claudel prend place

Samedi 17 octobre 2026 à 11h, la Ville de Fère-en-Tardenois inaugurera la place Camille Claudel, anciennement place Aristide Briand.
Cette inauguration marquera l’aboutissement de deux années de travaux et rendra hommage à la célèbre sculptrice, née dans la commune le 8 décembre 1864.

Après plusieurs mois de chantier, la place a été entièrement réaménagée afin d’améliorer le cadre de vie, l’attractivité du centre-ville et le confort des habitants. Le projet comprend notamment une meilleure gestion et infiltration des eaux, la renaturation et la végétalisation des sols, l’installation de nouveau mobilier urbain, l’amélioration des cheminements piétons et de l’éclairage, ainsi que la réorganisation du stationnement et le renforcement de la sécurité routière. L’aménagement vise également à favoriser les mobilités douces, l’accessibilité et l’adaptation de l’espace public aux effets du dérèglement climatique.
L’opération, menée de juillet 2024 à juin 2026 sous la maîtrise d’œuvre de Savart Paysage et CEREG, représente un investissement de 3 162 443 €, financé à près de 80 % par des subventions de l’État, de l’Agence de l’eau, de la Région Hauts-de-France et du Département de l’Aisne. Elle s’inscrit dans le dispositif “Petites Villes de Demain”. Le changement de nom de la place constitue également un geste symbolique fort. En choisissant celui de Camille Claudel, la municipalité souhaite inscrire durablement dans le paysage communal la mémoire de l’artiste et rappeler le lien qui l’unit à sa ville natale. Cette nouvelle dénomination contribue à valoriser le patrimoine culturel local et à affirmer l’identité de Fère-en-Tardenois comme ville natale d’une artiste aujourd’hui reconnue internationalement.

Au cœur de la place, une reproduction de La Valse, œuvre emblématique de Camille Claudel, vient compléter cet hommage. Financée à 97% grâce aux dons et au mécénat, elle devient un nouveau repère artistique et patrimonial pour les habitants et les visiteurs.
Enfin, le choix du nom de Camille Claudel porte une dimension particulière en faveur de la visibilité des femmes dans l’espace public.
En mettant à l’honneur une artiste majeure de l’histoire de la sculpture, la commune souhaite valoriser la contribution des femmes à l’histoire culturelle et artistique et inscrire leur mémoire dans le quotidien.
Avec cette nouvelle place, Fère-en-Tardenois transforme ainsi un espace public tout en renforçant son identité et son lien avec Camille Claudel, à qui elle rend symboliquement « la place qui lui revient ».

Contact : mairie de Fère-en-Tardenois
Claire Titeux : communication@ville-ferentardenois.com - 07 85 45 90 81

EquipementsUne usine modernisée pour l’eau potable

À Fère-en-Tardenois, l’usine de production d’eau potable fait l’objet d’une profonde modernisation. L’équipement transforme l’eau brute prélevée dans deux forages en eau propre à la consommation, avant de l’acheminer vers les châteaux d’eau. Il dessert aujourd’hui vingt communes, bientôt vingt-six, soit près de 10 000 habitants. Les deux puits disposent d’une capacité cumulée de 100 mètres cubes par heure : 75 pour le forage F4 et 25 pour le F3. Pendant les travaux, l’arrêt du principal forage est compensé par une interconnexion avec le réseau de la Marne afin de garantir l’alimentation des habitants. Le chantier répond au vieillissement des installations. La réserve d’eau brute devait être remplacée et le réacteur de décarbonatation, chargé de retirer une partie du calcaire, fonctionnait mal. Une contrainte sanitaire s’est ajoutée car les analyses demandées par l’Agence régionale de santé ont révélé la présence de métabolites de pesticides, notamment issus d’anciens traitements de la betterave. Deux filtres au charbon actif en grains seront donc installés pour capter ces molécules. Après pompage, l’eau sera stockée, filtrée, partiellement débarrassée du calcaire, puis dirigée vers une réserve d’eau traitée avant sa distribution.
L’opération représente 2,46 millions d’euros, dont 600 000 euros pour le traitement des pesticides. L’Agence de l’eau finance 40% de l’investissement, soit près d’un million d’euros. Le bureau d’études Cereg assure le suivi du projet. Débuté le 4 mai, le chantier doit s’achever en mars 2027, avant une mise en service en juin. Les anciens ouvrages seront ensuite démolis et des panneaux photovoltaïques installés. Ils devraient couvrir de 8% à 12% des besoins électriques du site. L’entretien sera confié à Veolia. Pour l’USESA, qui intervient dans 113 communes, l’enjeu est de garantir durablement la qualité de l’eau sur ses 1 400 kilomètres de réseau.

PortraitFrançois Dieux
la philosophie, la littérature et l’éducation populaire

François Dieux est bien connu comme président de l’Université populaire de Château-Thierry (UPCT). L’enseignant retraité du lycée Jean de La Fontaine a d’autres engagements. Sa passion de la philosophie et de la littérature l’ont amené à écrire un premier roman. Un second est en finition. Portrait d’un homme bienveillant et discret.

Son père était menuisier, sa mère était “au foyer”, François Dieux, né le 10 septembre 1958, est l’aîné d’une fratrie de trois dont l’enfance se déroule, aux marges de l’Aisne, à Mareuil-sur-Ourcq dans l’Oise. Parcours classique : collège à la Ferté-Milon, lycée à Meaux, Ecole normale à Laon, études complémentaires en philosophie, le voilà à 20 ans instituteur à Trélou-sur-Marne. L’intermède du service militaire lui affecte d’autres élèves, des sous-officiers à qui il donne des cours de... français !

Instituteur, puis professeur
Retour à la vie civile, une école primaire à Fresnes-en-Tardenois et en même temps l’université de Reims et l’obtention non sans mal du fameux CAPES. C’est le tournant. Le jeune homme est titularisé professeur de philosophie et ce sera désormais toute sa vie d’enseignant en lycée : d’abord un an à Soissons, puis quatre ans à Laon, enfin à partir de 1999 à Château-Thierry, le lycée Jean de La Fontaine. Jusqu’à sa retraite en 2018. L’engagement a précédé. Depuis de longues années, à Pavant puis aussi à Château-Thierry, une très efficace participation à des cafés…. philo qui facilitent l’apprentissage et l’échange des idées. Et aussi la défense des droits humains au sein de la section locale de la LDH (dont il a été le président de 2012 à 2015). Et encore cette Université populaire, une association dont la progression est constante depuis sa création en 2017 et dont il assume depuis 2022 la responsabilité : au total 74 adhérents cette année ; un programme éclectique de 9 conférences chaque saison (voir en encadré le programme des prochaines séances) : la nouveauté de cycles - Ukraine en 2025, religions en 2026 - ; une moyenne de 55 participants par conférence et un pic à près de 90 en mars dernier lorsque la psychologue Nathalie von Zelowitz est venu parler de son “patient cannibale” de la prison de Château-Thierry. Quand on lui demande son appréciation du monde actuel, François Dieux ne se dérobe pas : « Je suis assez angoissé par un certain délitement, pas seulement au plan écologique ». Et d’énumérer : « la crise des démocraties, le péril de l’ultralibéralisme, des libertés publiques rognées, la dérive de l’extrême droite ». Bref, « guère de bonnes nouvelles et donc pas beaucoup de raisons d’être optimiste ».

Après “La Caverne”, “L’inhumain”
Marié, père d’un garçon, François Dieux vit sa retraite à deux pas de la cité castelle dans le village de Bonneil. Gros lecteur, passionné de littérature, il s’est pris au jeu de la rédaction et a publié en 2022 un premier roman de 290 pages “La caverne” (Les impliqués Editeur) dont l’intrigue, policière, est irriguée de réflexions forcément… philosophiques. Un deuxième roman est quasiment abouti dont le titre annoncé “L’inhumain” donne une première idée d’un contenu largement inspiré de son expérience d’ateliers menés en milieu pénitentiaire. « Je suis un peu déconnecté du monde tel qu’il est devenu », dit, non sans humour, cet homme cultivé. Tout en admettant bien volontiers l’existence de ces “nouvelles cultures” avec lesquelles il n’est “pas en phase” ou tout simplement qu’il ne connaît pas vraiment. Propos modestes d’un philosophe éveillé.

Après une première conférence en octobre de Georges Nivat, spécialiste de la Russie et de l’Ukraine, les cinq prochaines séances d’ici le début de l’année 2027 porteront sur :
➜ Le catholicisme en France, minoritaire, pluriel, en réinvention, par Philippe Clanché, journaliste dans la presse catholique depuis plus de 30 ans (samedi 24 octobre, Palais des rencontres à Château-Thierry) ;
➜ Le soufisme d’hier à aujourd’hui, par Jean-Jacques Thibon, professeur émérite en islamologie à l’Inalco (samedi 14 novembre, local du 7 rue de Gerbois) ;
➜ La très longue histoire de Gaza, par Jean-Pierre Filiu, professeur des universités en histoire du Moyen-Orient à Sciences-Po Paris (samedi 28 novembre, Palais des rencontres) ;
➜ Le bouddhisme, par Olivier Verstraete, retraité des Presses universitaires de France (samedi 5 décembre, Palais des rencontres) ;
➜ Le douanier Rousseau, du peintre du dimanche à figure de l’avant-garde, par Christine Feau, agrégée de lettres et conférencière en histoire de l’art (samedi 16 janvier 2027, Palais des rencontres).

EconomieLe pari de onze taxis

Onze artisans taxis de l’agglomération de Château-Thierry viennent de créer un groupement d’intérêt économique.
À l’origine du projet, une initiative collective des acteurs locaux de la profession, décidés à mutualiser les demandes sans renoncer à leur indépendance ni à la relation humaine.

Dans un métier longtemps exercé en solitaire, ce rapprochement marque un changement de culture. L’idée a vu le jour collectivement parmi les acteurs locaux de la profession.
Mûri depuis plus d’un an, le projet a nécessité six mois de préparation pour réunir des professionnels autour d’une même vision du service.
Clément Passebecq en assure aujourd’hui la présidence. Les artisans sont principalement implantés dans l’agglomération, avec un professionnel d’Esternay.
Un groupement d’intérêt économique, ou GIE, permet à plusieurs entreprises de partager certains moyens pour développer leur activité. Les membres conservent leur clientèle et leur indépendance, mais peuvent mutualiser un standard, des outils ou, à terme, du personnel. Ici, la priorité est commerciale et opérationnelle. Le GIE entend répondre collectivement aux demandes d’assistance, aux retours de dépannage et aux courses ponctuelles.
Grâce à une centrale commune, l’appel pourra sonner successivement chez les taxis disponibles : le premier qui répond prend la course. Pour le client, fini la succession de numéros composés sans savoir qui pourra venir. Pour les artisans, le système doit limiter les demandes perdues et mieux répartir l’activité. Les plateformes ont habitué les voyageurs à commander presque instantanément.
À la gare de Château-Thierry comme le week-end, les taxis locaux disent ressentir plus fortement la concurrence des VTC. Le groupement veut répondre sur le même terrain technologique tout en préservant la relation humaine : accueil, aide à la montée, arrêt à la pharmacie ou attention portée aux personnes fragiles. Ses membres sont également conventionnés pour effectuer du transport sanitaire.
Le GIE nourrit déjà une autre ambition : participer au transport à la demande de l’agglomération. Certaines dessertes pourraient, selon ses membres, être assurées plus souplement par des véhicules adaptés au nombre réel de passagers. Le projet doit encore être présenté aux élus. Pour l’heure, les onze taxis avancent avec prudence. D’autres professionnels pourront rejoindre la structure lorsque son fonctionnement aura fait ses preuves. Derrière cette alliance se dessine une réponse locale à l’ “ubérisation” : utiliser les outils du numérique sans renoncer à la proximité, et faire de concurrents indépendants une force collective.

SportLoris Falco
13 ans et déjà plein gaz

À 13 ans, Loris Falco sait déjà aller vite. Très vite. Le pilote d’Artonges, élève de 4e à Condé-en-Brie, vient de terminer huitième sur 22 du championnat de France Mini OGP, en catégorie 160 cm³, au guidon d’une Ohvale. La moto, il l’a dans le sang. À 4 ans, il regarde son père rouler sur circuit. À 7 ans, il rejoint une école de pilotage ; à 8, il dispute sa première course à Juvaincourt. Cette saison, sous les couleurs de la KFT78 Académie, Loris a franchi un cap et montré du tempérament. Au Mans, sous la pluie, il tenait la deuxième place avant une chute et un guidon cassé. À Alès, malgré une entorse à la cheville, il a serré les dents pour préserver son classement. Derrière lui, toute une famille vit au rythme des circuits. Départs le jeudi, nuits dans un Renault Master aménagé, mécanique assurée par son père et recherche de partenaires menée par sa mère : l’aventure exige des sacrifices. Mais le rêve avance. La saison prochaine, Loris montera de catégorie afin d’entrer dans le top 5. À plus long terme, il vise le professionnalisme. Pour continuer d’accélérer, le jeune espoir recherche encore des sponsors.

AggloDans les petits carnets de l’Agglo

Sébastien Eugène décline sa méthode à l’échelle de l’agglomération
Après l’avoir appliquée à Château-Thierry, Sébastien Eugène transpose la méthode des feuilles de route à l’ensemble de l’agglomération. Son nouveau document recense 384 actions à engager dans des domaines aussi variés que l’économie, la santé, les mobilités, l’environnement ou les services de proximité. Une programmation ambitieuse, mais encore contrainte par les finances communautaires. Le président souligne que les comptes, longtemps dans le rouge, ont désormais retrouvé l’équilibre. Ce redressement reste toutefois insuffisant pour financer les investissements attendus. L’enjeu consiste maintenant à renforcer la capacité d’autofinancement de l’agglomération afin de pouvoir emprunter davantage et transformer progressivement ces intentions en réalisations.

L’agglomération veut préparer le terrain économique
Avec ces actions inscrites dans sa nouvelle feuille de route, l’agglomération place l’économie
et l’emploi au premier rang de ses priorités.
Un fonds de compensation de 500 000 euros doit notamment soutenir les projets agricoles de diversification et d’adaptation au changement climatique. La collectivité souhaite également proposer davantage de terrains “clés en main”, sur lesquels les études environnementales auront été réalisées en amont. Dans le Tardenois, la reconversion des friches industrielles doit aussi permettre d’accueillir de nouvelles entreprises sans consommer davantage de terres agricoles.

Des “maisons de l’agglo” pour rapprocher les services
Sur un territoire composé de 87 communes, l’accès aux services publics reste une difficulté quotidienne pour de nombreux habitants. L’agglomération souhaite donc créer des points d’accueil dans les principaux bourgs-centres. Ces « maisons de l’agglo » pourraient réunir accompagnement administratif, espace numérique, renseignements sur l’urbanisme et, à terme, information touristique. Le projet répond à un paradoxe car la fusion des intercommunalités a permis de mutualiser les compétences, mais elle a aussi éloigné certains services. L’objectif est désormais de retrouver de la proximité sans renoncer à l’organisation commune.

L’assainissement, chantier invisible mais considérable
Peu spectaculaire, l’assainissement constitue pourtant l’un des principaux défis financiers et environnementaux du territoire. Plusieurs stations d’épuration doivent être remises en conformité, tandis que près de la moitié des habitants ne sont pas raccordés à un réseau collectif. Pour ces foyers, la mise aux normes des installations individuelles peut représenter une dépense importante. L’agglomération prépare un schéma directeur afin de hiérarchiser les urgences selon les rejets dans le milieu naturel. Attendu en 2027, ce document devra préciser les communes pouvant espérer un réseau collectif et celles qui devront durablement conserver un dispositif individuel.

Le vélo cherche encore sa voie dans l’agglomération
La collectivité étudie la création d’une offre de vélos à l’échelle de l’agglomération, notamment autour de la gare de Château-Thierry. Le projet reste toutefois soumis à une étude de faisabilité et à l’évaluation des usages. Car le développement du vélo se heurte à une difficulté connue car sans itinéraires sécurisés, peu d’habitants abandonnent leur voiture ; sans cyclistes, les investissements paraissent difficiles à justifier. L’arrivée de la future véloroute départementale le long de la Marne pourrait changer la donne. Il faudra encore organiser les liaisons permettant aux communes voisines de rejoindre cet axe appelé à devenir la colonne vertébrale cyclable du territoire.

SOMMAIRE • Journal N°27 du 12 au 25 octobre 2026

Entre autres sujets : Dossier : Le bénévolat…
Portrait : François Dieux
Nos communes : Camille Claudel prend place
Economie : Le pari de onze taxis
Equipements : Une usine modernisée pour l’eau potable
Sport : Loris Falco
Agglo : Dans les petits carnets de l’Agglo
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