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Édition Sud de l’Aisne

Newsletter Pour VOUS - N°17 - du 4 au 17 mai 2026

Newsletter Pour VOUS - N°17 - du 4 au 17 mai 2026Cécile Lacharme
Violoncelliste castelle

Cécile a passé toute son enfance à Château-Thierry, et c’est ici qu’elle a appris la musique dès le plus jeune âge au conservatoire municipal. Elle garde un lien spécial avec cette ville car ses parents y habitent encore ; elle y reviens pour les voir, souvent lors de ses passages parisiens. C’est également dans cette ville qu’elle a fait ses premiers pas en-dehors de la musique classique : un guitariste de son lycée (Raphaël Mammar) lui avait proposé de rejoindre son groupe de pop-folk acoustique quand elle était en classe de seconde. C’était un saut vertigineux en-dehors des partitions et de l’exigence classique, et cela l’a peu à peu menée à ouvrir ses horizons musicaux. Revenir à Château-Thierry après toutes ces années de voyage, de tournées et de rencontres musicales lui semblait essentiel pour présenter la sortie de son premier album solo en son nom. Cécile est d’autant plus ravie de jouer à la Biscuiterie car c’est dans cette salle qu’elle a fait l’un de ses premiers concerts en “musiques actuelles” avec son tout premier groupe, Painted on the Blues.

Le violoncelle est un instrument particulièrement expressif. À quel moment avez-vous su qu’il deviendrait central dans votre vie ?
C’est à l’occasion de mes voyages en Asie, notamment à Singapour et au Cambodge que j’ai compris que le violoncelle allait m’accompagner toute ma vie. Je travaillais en tant que stagiaire culturelle auprès d’institutions culturelles, et je jouais tous les soirs en amatrice dans les jam sessions, open mics de Singapour et Siem Reap (Cambodge). A force de rencontres, concerts et de jam improvisées, j’ai compris que le violoncelle et la musique étaient un vecteur extraordinaire de rencontres, qui me permettaient d’aller bien au-delà des rencontres éphémères de voyages. J’ai tissé des liens très forts avec des artistes locaux et internationaux, notamment avec une troupe de danse contemporaine au Cambodge (New Cambodian Artists). C’est grâce à toutes ces rencontres que j’ai pris conscience de ma sensibilité artistique et que j’appartenais moi aussi à cette grande famille d’artistes.

Vous avez collaboré avec des artistes très différents comme Waxx*, Hoshi ou encore Queens of the Stone Age. Que vous ont apporté ces expériences sur le plan artistique ?
*Je me permets une rectification : j’ai accompagné Pomme dans le cadre de concerts avec Waxx (Folies Bergère, Montreux Jazz Festival, Olympia). Je ne l’ai pas accompagnée en son nom propre ; je préfère donc être exacte et mentionner Waxx uniquement. J’étais évidemment très impressionnée de pouvoir accompagner de si grands artistes sur des scènes si mythiques. J’ai été d’abord très surprise d’observer une réelle bienveillance entre artistes lorsque j’ai commencé à travailler aux côtés de Waxx. Je ne m’attendais pas à autant de gentillesse et de simplicité en travaillant avec des artistes de ce niveau. J’ai été par ailleurs très marquée par la sincérité bouleversante d’Hoshi, qui m’a émue aux larmes. C’est une artiste d’une très grande générosité qui n’a pas peur de clamer haut et fort ses valeurs et ses combats. C’est très inspirant. Quant aux Queens of the Stone Age, ça aura probablement été l’une des rencontres artistiques les plus marquantes de ma vie. J’ai eu la chance de pouvoir participer à des répétitions de création avec les cinq membres du groupe et mes deux acolytes au violon et à l’alto (Crhistelle Lassort et Arabella Bozic), et c’était probablement les répétitions les plus passionnantes de ma vie. Josh Homme, le leader du groupe, est un génie artistique à l’état pur ; toutes ses idées sont brillantes, innovantes, surprenantes. Lorsque nous avons joué au Grand Rex, j’ai assisté à une performance scénique que je n’avais vue jusqu’ici. Il n’y avait aucune limite à son expression artistique : la scène lui appartenait et ses capacités vocales étaient décuplées. C’était très impressionnant.

Vous venez présenter votre premier album solo. Quelle histoire ou quelle émotion souhaitez-vous transmettre à travers ce projet ?
Mon premier album solo s’appelle « Dérives » : il évoque les déviations du monde contemporain, et notamment les dérives politiques et environnementales actuelles. C’est un disque qui oscille constamment entre ombre et lumière, espoir et résignation, songe et tournoiement. C’est également un voyage profond et atmosphérique qui nous permet, le temps d’un instant de s’évader. Cet album invite au lâcher-prise !

Comment concevez-vous l’expérience immersive pour le public de la Biscuiterie ?
C’est un format inédit pour la Biscuiterie, et je suis ravie que l’équipe technique ait accepté de mettre en place ce dispositif ! Il y aura des enceintes tout autour du public afin de permettre au public de se plonger encore plus dans mon univers musical. Le son immersif a cette particularité d’englober le public dans un son diffusé à 360 degrés, ce qui permet une écoute immersive totale.

Vous avez récemment assuré la première partie de Zaho de Sagazan au Grand Palais. Quel souvenir gardez-vous de ce moment ?
C’était un moment majestueux et inédit pour moi. C’était un honneur de jouer dans un lieu aussi emblématique, d’autant plus que je n’avais jamais joué devant autant de personnes (8000 personnes), encore moins en solo. J’ai ensuite assisté au concert symphonique de Zaho qui était absolument extraordinaire ce soir-là. Elle avait créé un concert cinématographique dans les murs du Grand Palais : trois caméras la suivaient en temps réel, lesquelles étaient immédiatement projetées sur grand écran. C’était un concert-cinéma d’une créativité magnifique.

À la Biscuiterie, le concert sera proposé dans une configuration très libre (coussins au sol, assis, debout). Quel type de relation souhaitez-vous créer avec le public dans ce cadre ?
Le format immersif du concert invite le public à lâcher prise. La configuration très libre leur permet d’écouter et de vivre la musique comme ils le souhaitent : certains pourront circuler dans la salle au fil des notes, d’autres préfèreront s’allonger et fermer les yeux pour se laisser dériver au gré des éléments et des émotions. J’ai envie que le public se sente comme à la maison et qu’il puisse écouter ce concert comme bon leur semble.

Si vous deviez décrire en quelques mots le voyage que vous proposez le 15 mai à Château-Thierry, que diriez-vous au public pour lui donner envie de venir ?
C’est un voyage stratosphérique, une expérience immersive inédite pour la Biscuiterie ! Ce sera un moment d’évasion musicale, profond, puissant et orchestral. Ce concert sera aussi l’occasion de (re)découvrir un instrument en-dehors des chemins conventionnels plus classiques : beaucoup de personnes sont surprises des sons que j’arrive à créer avec mon seul violoncelle (et mes pédales d’effets). Je m’inspire beaucoup des guitaristes et de la musique pop-rock progressive pour composer, ce qui la rend ma musique particulièrement accessible.

SOMMAIRE • Journal N°17 - du 4 au 17 mai 2026

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