Loin des grandes nécropoles nationales, quatorze sépultures de soldats morts pour la France rappellent, à l’échelle de nos villages, l’ampleur du sacrifice consenti lors de la Première Guerre mondiale. Cette restauration est à l’initiative du Comité de l’Omois du Souvenir Français, appuyé par les associations d’anciens combattants (CATM, OPEX) et les veuves du secteur de Charly-sur-Marne. Elle a trouvé un relais opérationnel auprès de l’entreprise Funéraire Marchetti, partenaire engagé dans cette démarche de préservation. Redresser une stèle, raviver une inscription, rendre lisible un nom effacé par le temps : autant d’actes qui réinscrivent ces soldats dans le présent. Car derrière la pierre, il y a des trajectoires brisées. Celles de Mangeot Renée, tombé à Montdidier en 1918 ; de Salot Armand Auguste, mort à Bar-le-Duc en 1916 ; de Bruneaux Louis Prudent, disparu à Carency en 1915 ; de Soudan Maurice Louis Alphonse, tombé à Verdun la même année ; de Renault Émile Léon, mort à Landricourt en 1916 ; de Simon Félicien Émile, décédé à Angers en 1915 et de Arnoult Robert Alexandre, tué à Souain en 1915.
La restauration n’en est qu’à sa première phase. Les sept tombes restantes feront, à leur tour, l’objet d’une intervention prochaine. Une continuité qui s’inscrit dans une logique simple : ne pas laisser disparaître ce qui fonde la mémoire collective.


